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Pour ce nouvel opus, Dave Grohl l’avait annoncé : les Foo Fighters retourneraient se terrer dans les méandres de l’analogique. Enregistrement cassettes et meetings en garage, outre un nouvel album, les Foo Fighters, et plus particulièrement Dave Grohl, s’offrent en sus de Wasting Lights la crise de la quarantaine la plus assumée du milieu. De fait quand on est le type le plus cool du monde, on est fait un peu ce qu’on veut. Tiens si j’appelais mon ancien producteur et si on allait au garage avec nos vieux jeans pourrave, un pack de bières et on met tout à fond.
Un p’tit coup de nostalgie à Butch Vig (ancien producteur de Nirvana) et Krist Novoselic (bassiste oublié du même groupe) plus tard, l’ancien batteur de Nirvanas’offrait une p’tite session à l’ancienne : (ce) Wasting light… Une fuite en avant saisie à vif dans un garage. Des conditions studio inédites pour un groupe qui aura bénéficié du soutien de Capitol depuis ses débuts en 1994.
Pouvoir enfin découvrir le son des Foo Fighters dans un lieu suintant le rock !? Oui mais pas trop quand même. Quand on a des/une familles, le « chérie je pars en voyage pour enregistrer avec les potes » ça doit passer (relativement) moyen. C’est donc à Los Angeles, dans le garage de l’idole des slammeurs / stage-divers (?) que le groupe se retrouve pour jouer les rockstars. Et forcément Bridge burning, le titre d’ouverture ne fait même pas illusion deux secondes… J'sais pas quel ampli il a dans son garage le Dave, mais c'est pas du peavey 20 watt ! Et soudain tous les yeux se tournent vers le coupable.Butch Vig. L’homme déjà responsable de l’album le plus léché de nirvana : Nevermind.
Butch Vig m’a tuer
Rope, Dear Rosemay et même White Limo, titre après titre la réalité se fait de plus en plus évidente… Les Foo Fighters font du rock F.M. américain. Et vas-y que ça transpire L.A., le soleil facile, la plage pas loin, et la fougue propre sur soi d’une bande de quadra réunis dans un quartier bourgeois. Rock’nroll.
Dave Grohl est vocalement trop facile, Pat Smear et Chris Shifflet grattent comme des automates, Nate Mendel se contente de suivre sans sembler comprendre ; au jeu du disque peinard, c’est Taylor Hawkins qui se montre le plus créatif. Le groupe d’un batteur produit par un autre batteur, pouvait-il en être autrement ?!
Plus carré, plus répétitif, moins déconstruit que les précédent opus, Wasting light traine en longueur, trop lisse pour réellement accrocher. En même temps, quand on met aux commandes le type qui a fournis des merveilles de diversité musicales telles que Queer ou encore Stupid girl… Il était à envisager que le pensionnaire historique de Garbage soit, depuis le temps, devenu un psychopathe du loop et des gimmicks qui tournent en boucle. Et soudain tous les yeux se tournent vers le coupable. Butch Vig. L’homme déjà responsable de la tournée des Green Day dédiée à leur summum de créativité : 21st Century Breackdown.
Foo Fighters, The musical
(Intro de Once Upon a Time,
Alors qu’ils pensaient retrouver la fraicheur et l’authenticité de leurs débuts, les Foo Fighters emboitent, sans avoir l’air de s’en rendre compte, le pas de Green Day dans la course au disque le plus cool du monde. Car Wasting Light est bon, propre, équilibré, juste, on a beau être dans un garage, pas sure qu’en studio les Foo fighters auraient pu faire un album mieux produit. On aura beau essayer de s'en convaincre, White Limo n'égalera pas l’authenticité de d'un Weenie Beenie. Rope n’aura pas l’intensité d’un Let it Die.
Heureusement orientés par les aventures extra-musicales de leur leader avec Josh Homme, les Foo Fighters n’en sont pas moins qu'à deux riffs d'une crise de Bon Jovisme aïgue.
… A se demander pourquoi Dave Grohl s’obstine à refuser Glee.
L’harmonique jouissive du breack couplet de Burning bridges